Il y a les marchés qu’on connaît par cœur, et puis il y a ce moment où, le bon jour, ils se transforment. À Nice, le chineur sérieux le sait : pour dénicher une vieille assiette en faïence, un meuble patiné ou un bibelot avec une histoire, il faut viser les bons étals au bon moment. Voici où aller et comment s’y prendre pour ramener quelque chose de bien sans se faire avoir.
Le Cours Saleya le lundi : le rendez-vous incontournable
C’est LE rendez-vous des chineurs à Nice. Le marché à la brocante et aux antiquaires du Cours Saleya, en plein Vieux-Nice, se tient tous les lundis, toute l’année. Le reste de la semaine, le Cours appartient aux fleurs et aux primeurs ; mais le lundi, les étals changent complètement de visage. Comme on dit ici : le lundi, pas de légumes, la brocante prend le Cours.
À la place des bottes de radis et des bouquets de mimosa, ce sont les antiquaires, les brocanteurs et les marchands d’art de la table qui s’installent. Vaisselle ancienne, vieux linge, gravures, petits meubles, bijoux d’occasion, objets de curiosité : on déambule entre les tréteaux, on retourne les pièces, on discute. L’ambiance de ce marché du Cours Saleya vaut à elle seule le déplacement, même si l’on repart les mains vides.
Le marché du Port, l’autre terrain de chasse

Moins couru mais tout aussi intéressant, le marché du Port, du côté de Lympia et de la place Garibaldi, mêle selon les jours les produits frais et la brocante. On y croise des objets, des meubles, du vintage, dans une ambiance plus tranquille qu’au cœur du Vieux-Nice. Pour qui aime fouiller sans la foule, c’est une bonne adresse à garder en tête.
Le quartier s’y prête : on peut prolonger la balade le long des quais après avoir chiné, et le coin du port de Nice a son charme à lui, entre les bateaux et les façades colorées. C’est un autre visage de la ville, à explorer en complément des classiques du Vieux-Nice.
Les conseils du chineur
Chiner, ça s’apprend. Premier réflexe : venir tôt. Les meilleures pièces partent dans la matinée, et les vrais amateurs sont là dès l’ouverture des étals. Si vous arrivez en fin de journée, vous aurez le choix de ce qui reste.
Deuxième règle : on négocie. Le prix affiché est rarement le prix final, surtout sur la brocante. Restez courtois, montrez que la pièce vous plaît sans vous précipiter, et proposez. Les brocanteurs s’attendent à la discussion, elle fait partie du jeu.
Enfin, gardez en tête que toutes les brocantes ne sont pas permanentes. Le Cours Saleya, lui, c’est tous les lundis, c’est sûr. Mais les vide-greniers, les foires et les brocantes ponctuelles changent d’un week-end à l’autre. Avant de vous déplacer pour un événement précis, le bon réflexe est de vérifier les dates sur l’agenda officiel de la ville : c’est là que se trouvent les rendez-vous qui n’ont pas lieu toutes les semaines.
En résumé
Pour chiner à Nice, le plan le plus sûr tient en une ligne : le lundi au Cours Saleya, tôt et prêt à négocier. Pour varier, le marché du Port offre une alternative plus calme. Et pour les brocantes d’un week-end, on consulte l’agenda de la ville plutôt que de se fier au hasard. De quoi remplir vos sacs — et votre intérieur — d’objets qui ont une âme. Si vous cherchez aussi les autres rendez-vous de la semaine, jetez un œil à notre tour des marchés de Nice, du Cours Saleya à la Libération.
