On dit que le jazz manouche se perd, mais le petit-neveu de Django tient la scène le 17 juillet

On dit que le jazz manouche se perd, mais le petit-neveu de Django tient la scène le 17 juillet

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Jazz manouche, bossa ou swing ? Le festival Jazz ô Vieux Cannet investit de nouveau du 16 au 19 juillet

On dit que le jazz manouche se perd, mais le petit-neveu de Django tient la scène le 17 juillet. Troisième édition du Jazz ô Vieux Cannet, du 16 au 19 juillet 2026. Swing, blues, bossa-nova, jazz manouche, gospel. Le festival accueille une programmation qui refuse de choisir son camp.

Le festival avait déjà fait ses preuves. En juillet 2024, Enzo Enzo, Swing Machine, Anne Ducros et Gilda Solve avaient succédé sur les mêmes planches. Cette année, la ligne s’affirme plus encore : chaque soirée porte un genre, presque une nation.

Ouverture par le « Frank Sinatra du saxophone ténor »

Le 16 juillet, Harry Allen ouvre le bal. Surnommé « Frank Sinatra du saxophone ténor », il a enregistré plus de 70 albums à son nom. Le chiffre fait le poids : soixante-dix fois derrière le micro, soixante-dix fois la preuve d’un son qui tient. Allen joue en quartet. Le swing, chez lui, n’est pas archéologie, c’est métier quotidien.

Le site jazzovieuxcannet.fr recense les horaires et les réservations.

Django par le sang, pas par la copie

Le 17 juillet, Kristin Marion rend hommage à Django Reinhardt. Elle est accompagnée par le Quintette du Hot Club de France, formé en 1934. Dans ce groupe : Nitcho Reinhardt, petit-neveu de Django. Le détail n’est pas anecdotique. Il y a des hommages qui se contentent de la veste et de la mèche, et d’autres qui passent par la famille. Kristin Marion a choisi la seconde voie.

Le jazz manouche, qu’on enterre régulièrement, trouve ici un relais qui ne relève ni du musée ni du folklore. Le Quintette du Hot Club de France existe depuis 1934 : la continuité est un fait, pas une posture.

Et si le jazz se chantait en malgache ?

Le 18 juillet, Ella Rabeson déplace le point de gravité. Elle chante en malgache, sa langue maternelle, et en anglais. Elle interprète les compositions de son père Jeanot Rabeson. L’album s’appelle « Daddy’s Project (Tribute to Jeanot Rabeson) ». Le gospel et la bossa-nova du festival trouvent ici leur intersection : une voix qui porte deux langues, une fille qui porte un répertoire paternel.

Le festival, à cette heure de l’été, propose une programmation pour qui veut entendre le jazz autrement que par les grandes portes de Nice ou de Cannes.

La question du genre, résolue par l’accumulation

Swing, blues, bossa-nova, jazz manouche, gospel. Le festival ne choisit pas : il les pose côte à côte, du 16 au 19 juillet. Le lecteur pressé retiendra les dates. Le curieux retiendra le nom de Nitcho Reinhardt, le surnom d’Harry Allen, la langue d’Ella Rabeson. Le jazz, lui, se déplace, se transmet, se chante en malgache quand il le faut.

Article publié le 13 juin 2026 à 16:00. Mis à jour le même jour à 16:00.