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Beach Sport Festival : ce week-end de sport et concerts au bord de l’eau devient enfin accessible à tous

Par Isabelle Roux Publié le 17 juin 2026 · 5 min de lecture
Beach Sport Festival

Le coup de sonnette

Quatre semaines de sport et de musique, les pieds dans le sable. Le Beach Sport Festival s’installe à Saint-Laurent-du-Var du 1er au 27 juillet 2025. Et cette année, on a envie de dire : enfin, quelqu’un a compris que les grands événements du littoral azuréen n’avaient pas à coûter un bras.

Accès libre la journée pour la majorité des animations. Initiations gratuites. Tournois amateurs.

Tribunes pour suivre les compétitions pro. Vous l’avez bien lu : on peut venir avec ses enfants, ses ados, ou juste sa curiosité. Sans sortir la carte bleue à chaque coin de plage.

« La plage Cousteau » : pourquoi ce lieu fait toute la différence

Le festival s’ancre principalement sur la plage Cousteau, à Saint-Laurent-du-Var. Pas la Promenade des Anglais bondée, pas une crique varoise accessible uniquement en 4×4. Un vrai front de mer niçois, avec le tramway à proximité, les parkings qui existent.

Et cette étrange capacité à sentir à la fois le port industriel et la dolce vita des paillotes.

Je l’avoue, j’ai longtemps snobé Saint-Laurent-du-Var côté plage. Trop proche de l’aéroport, trop de béton, pas assez de « charme ». Et puis j’ai vu des gamins de 10 ans y jouer au beach volley un mardi après-midi de juillet, gratuitement, avec des coachs qui ne comptaient pas les minutes.

Ça change la donne.

Là où ça coince sur la Côte d’Azur, c’est cette obsession du premium qui exclut les locaux. Les plages privées à 35 € le transat, les festivals où le sandwich vaut 12 €. Le Beach Sport Festival inverse le rapport : beaucoup d’animations gratuites, des concerts au profit d’associations, des animations caritatives.

On n’est pas dans la philanthropie de façade. On est dans un modèle qui tient la route.

Foot volley, beach tennis, basket 3×3 : le programme qui en jette

Le sport, ici, n’est pas accessoire. L’événement accueille l’étape ITF BT200 de beach tennis, les Championnats de France de beach volley, et la finale de l’Open de France de basket 3×3. Trois compétitions pro, trois tribunes, trois raisons de s’installer dans le sable avec un sandwich et une bière.

Ou un jus de pomme, si vous venez avec les enfants.

Et puis il y a l’autre versant. Le vôtre. Tournois amateurs, initiations ouvertes à tous les âges, foot volley pour ceux qui veulent courir sans se prendre la tête.

Le beach tennis, cette discipline hybride entre tennis et volley, explose sur le littoral azuréen depuis trois ans. Vous avez peut-être vu ces courts tracés dans le sable, ces raquettes sans cordes, ces échanges impossibles. C’est ici que ça se joue.

Et c’est ici que vous pouvez essayer.

Le basketball 3×3, lui, a cette particularité : il se joue sur un demi-terrain avec un seul panier et deux équipes de trois joueurs (avec un remplaçant possible), et un chronomètre qui rend fou. La finale de l’Open de France promet du spectacle. Mais le vrai coup de cœur, pour moi, reste ces initiations où des ados niçois découvrent qu’ils peuvent dunker sur sable.

Pas besoin d’être grand, juste rapide.

Concerts, DJ sets, et cette idée qu’une plage peut vibrer autrement

La musique n’est pas reléguée à l’entracte. DJ sets, concerts en plein air, et cette ligne de conduite rare : les concerts au profit d’associations. Pas un gros nom payé 200 000 € pour faire la queue de paon.

Des collectifs locaux, des causes qui tiennent, une ambiance de fin d’après-midi qui glisse dans la soirée sans heurt.

Vous connaissez ce moment sur la Côte d’Azur, en juillet ? Le soleil qui décline sur la Baie des Anges, le sable qui se rafraîchit, et soudain une basse qui résonne depuis une estrade de bois. C’est ça.

Pas la Croisette, pas les VIP en cordon. Juste du monde, du bruit, du sport qui s’est transformé en fête.

Les animations caritatives, aussi, méritent qu’on s’y arrête. Pas le discours larmoyant, pas le chèque géant pour la photo. Des actions concrètes, des associations qui recrutent sur place, des bénévoles qui expliquent ce qu’ils font.

Si vous cherchez à vous investir cet été sans partir trois semaines au Burkina Faso, c’est une porte.

Le chiffre du coin : quatre semaines, et pas une de trop

Quatre semaines entre fin juin et fin juillet. C’est la durée des éditions du Beach Sport Festival. Ni le week-end éclair qui passe avant qu’on ait compris, ni l’usine à gaz estivale qui s’éternise.

Un rythme de respiration : vous pouvez rater la première quinzaine, arriver pour les Championnats de France, repartir, revenir pour la finale de basket.

C’est là que le festival devient habitable. Pas une obligation, pas une case à cocher. Un rendez-vous qu’on peut manquer sans culpabilité, et retrouver sans décalage.

Sur la Côte d’Azur, en plein juillet, c’est presque révolutionnaire. Daube niçoise : recette authentique avec olives de Nice AOP et….

Et puis il y a cette chose simple : accès libre la journée pour la majorité des animations. Le soir, les concerts peuvent demander une contribution. Mais le cœur du festival, le sport, les initiations, les tribunes, le sable partagé : c’est ouvert.

Pas de billetterie compliquée, pas de QR code à scanner en plein soleil. On arrive, on joue, on regarde, on repart quand on veut.

La chute niçoise

Le 27 juillet, quand la fin du festival s’éteindra sur la plage Cousteau, Saint-Laurent-du-Var aura vécu quatre semaines sans barrière. Entre le pro et l’amateur, le spectateur et le joueur, le local et le touriste. C’est peut-être ça, le vrai luxe azuréen : pas le prix du transat, mais la possibilité d’y être, simplement, avec ses enfants qui courent encore au foot volley pendant que vous finissez votre bière.

Rendez-vous au sable.

Par Isabelle Roux

Isabelle Roux est rédactrice locale indépendante en région PACA. Depuis 2017, elle couvre l'actualité niçoise : politique locale, vie culturelle, gastronomie et patrimoine de la Côte d'Azur. Née à Nice, elle est attachée à la culture niçoise authentique — la socca, la pissaladière, le carnaval — et s'efforce de mettre en lumière les acteurs locaux qui façonnent le visage de la ville. Elle contribue également à des dossiers thématiques sur l'identité méditerranéenne.