Au Nice LTC, une joueuse revenue sans le moindre match gagné depuis la fin avril a fini par soulever le W35 de Nice. Le dimanche 14 juin 2026, Clara Burel a remporté la première édition du New Vision Nice Open en battant Jenny Lim.
Le score, 6-1, 3-6, 6-3, raconte déjà beaucoup. Mais l’histoire va plus loin. Après une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit en avril 2025 et un an loin des courts, l’ex-42e mondiale a retrouvé un titre là où peu l’attendaient vraiment.
Pourquoi ce W35 de Nice compte bien plus qu’une ligne au palmarès
Le trophée arrive après une période lourde, et c’est ce qui lui donne son poids. La Française avait subi une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit en avril 2025. Puis cette blessure l’avait tenue éloignée des courts pendant un an.
Son absence l’a fait chuter au-delà du top 1000. Et avant ce tournoi, elle n’avait pas remporté un seul match depuis son retour à la compétition, intervenu à la fin avril. Le nom au palmarès ne dit donc pas l’essentiel.
Il y avait aussi le statut de départ. Elle était entrée dans le tableau avec une wild-card, et ce détail dit beaucoup. Elle arrivait à Nice avec une porte ouverte et tout à reconstruire derrière.
6-1, 3-6, 6-3 : une finale française qui a tenu jusqu’au bout
La finale a opposé deux Françaises, et elle s’est jouée en trois sets. D’un côté, l’ex-42e mondiale. De l’autre, Jenny Lim, 19 ans.
Le premier set, gagné 6-1, aurait pu faire croire à une fin rapide. Mais le deuxième, perdu 3-6, a remis le match à plat. Le départ canon ne dit pas le plus dur.
Il a fallu repartir pour prendre le troisième.
Que raconte vraiment ce score ?
Il raconte une victoire qui a résisté à un retour adverse. Gagner 6-3 dans la manche décisive, après avoir laissé filer la deuxième, pèse toujours plus lourd qu’un succès plié en deux sets secs. Là, il a fallu tenir.
Le cadre compte aussi. Quelque 200 spectateurs ont assisté à la finale au Nice LTC, et cette affluence donne une autre lecture au moment. C’était une bascule vue par un public bien présent.
Cinq succès dans la semaine : le retour a commencé là, pas avant
Un retour commence quand les victoires reviennent. Et sur ces jours-ci niçoise, elles sont revenues d’un bloc avec cinq succès consécutifs.
Le parcours n’a pas été construit à petits pas. La future lauréate a battu la tête de série numéro 1 Alevtina Ibragimova sur le score de 6-2, 6-1. Puis elle a aussi dominé Maria Sara Popa 6-0, 6-3.
Ces matches montrent que la confiance remontait.
Ces scores montrent une joueuse capable de prendre la main et de la garder. Après une année blanche et un retour sans victoire, enchaîner des écarts pareils puis aller chercher la finale en trois sets, c’est une semaine qui recolle les morceaux.
Pourquoi la wild-card changeait tout dans ce tableau
Parce qu’elle donnait une place, pas une garantie. Avec cette invitation, il fallait encore transformer l’occasion en résultats, match après match. L’entrée pouvait s’offrir ; le titre, lui, ne s’offrait jamais.
C’est aussi pour cela que ce trophée dépasse la seule case “vainqueure”. Il valide une reprise qui, jusque-là, n’avait encore produit aucune victoire depuis la fin avril.
Depuis 2023, elle attendait ce moment-là
Son précédent titre remontait au WTA 125 d’Angers en 2023. Le vide entre les deux n’est donc pas un simple creux de calendrier. Il englobe une blessure grave, une année loin du jeu et une reprise sans succès immédiat.
Vu comme ça, la coupe gagnée sur la terre niçoise n’a rien d’anodin. Elle referme une séquence ouverte en avril 2025 et relance une trajectoire qui s’était arrêtée net. Ces jours-ci pèse souvent plus que le niveau du tournoi lui-même dans le tennis français.
La finale 100 % française ajoute enfin une lecture intéressante. Une joueuse de 19 ans était en face, et l’ex-42e mondiale a trouvé la réponse sur la durée, pas sur le seul départ. C’est souvent là qu’on reconnaît un titre qui compte vraiment.
Il faut d’abord le reprendre, puis le mériter jusqu’au dernier set.
Ce 14 juin 2026, au club niçois, il s’est joué une sortie de tunnel. Après un an d’arrêt, une chute au-delà du top 1000 et un retour sans victoire, repartir avec un titre change la lecture de tout le reste.
