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Sur la plage centrale du Lavandou, le gros tas de sable disparaît enfin

Portrait de Isabelle Roux
Par Isabelle Roux Publié le 8 juillet 2026 · 5 min de lecture
Sur la plage centrale du Lavandou, le gros tas de sable disparaît

Le gros tas de sable qui bloquait le regard sur la plage centrale depuis début avril a disparu après un chantier mené en 5 jours. Sur la grande plage familiale du centre-ville, la commune a retrouvé une image beaucoup plus lisible. La baignade a rouvert près de l’école de voile puis côté poste de secours après les analyses d’eau.

Le sujet allait bien au-delà d’un simple coup de pelle. Il s’agissait de rendre à la plage sa configuration estivale. Il fallait aussi lui redonner de la largeur et une meilleure tenue face aux coups de mer.

Depuis début avril, ce monticule coupait la plage en deux

Le gros amas de sable était là depuis la fin du dragage du port début avril. Sur la plage centrale, la scène résumait le problème : un front de mer très fréquenté avec une partie du sable encore stockée au mauvais endroit.

La remise en forme de la grande plage familiale du centre-ville s’est achevée vendredi soir. Les travaux sur la partie qui va du poste de secours vers l’épi se sont eux aussi terminés au même moment. Le paysage a changé, ainsi que l’usage du lieu.

La baignade a d’ailleurs été rouverte à côté de l’école de voile. Puis les résultats de l’analyse des eaux de baignade ont confirmé, samedi matin, la réouverture côté poste de secours.

2 000 m3 à reprendre, mais seulement 1 500 m3 transportés par camions

Le chantier a démarré lundi et s’est bouclé en 5 jours. Cinq jours pour effacer un monticule visible depuis début avril, c’est rapide.

La première étape a porté sur la récupération du sable de Bormes, avec 500 m³. Le chantier a aussi inclus la réalisation des profils de plage initiaux. Il s’agissait de la remise en forme attendue avant la pleine saison de baignade.

Pour le sable côté école de voile, l’opération portait sur 2 000 m3. Mais sur ce volume, 1 500 m3 seulement ont été acheminés par camions au niveau de l’épi. Ce détail montre que le ré-ensablement a corrigé la plage par zones.

Du poste de secours à la rue de l’Oustal, le chantier a avancé par tronçons

Le premier tronçon rechargé a été celui situé entre le poste de secours et l’épi, avec 700 m3. C’est une portion sensible. Elle touche directement l’un des secteurs les plus regardés et les plus utilisés de la plage.

Le deuxième tronçon concernait la partie au sud de l’épi jusqu’à la rue de l’Oustal, avec 1 300 m3. La logique du chantier était de retrouver une continuité de plage.

La fin des travaux s’est jouée avec le régalage du sable restant près de l’école de voile, à partir des 500 m³ déjà en place. La dernière image du chantier était celle d’un lissage pour rendre la plage à son usage habituel.

Gagner 2 mètres de plage, puis mieux tenir face aux tempêtes d’est

Les services de la Ville ont fixé un objectif : gagner 2 mètres de largeur de plage. Cette donnée ramène immédiatement le chantier à ce que chacun perçoit sur place : plus d’espace utile sur le sable.

La mairie a aussi expliqué qu’un rechargement de plage permet de cicatriser les pertes de sable subies depuis plusieurs années, surtout cet hiver. Le mot raconte une plage qu’on cherche aussi à réparer après des reculs accumulés.

Autre but affiché : rengraisser la plage et l’avant-plage. Si la commune insiste sur ce point, c’est parce que la tenue du sable se joue aussi sur la zone juste avant celle où vous posez la serviette.

Pourquoi ce ré-ensablement sert aussi au-delà de l’été

Les services municipaux ont précisé que le sable rechargé devait permettre à ce secteur de mieux résister aux tempêtes d’est. C’est aussi une intervention qui vise la résistance du site.

La même explication ajoute que ce sable doit aider la plage à retrouver un état d’équilibre plus rapidement. Si le sable reste mieux en place après un épisode de mer agitée, la plage récupère plus vite son profil.

Ce que la disparition du monticule change vraiment sur place

La transformation la plus visible tient dans le retour d’une plage centrale qui a retrouvé son sable et sa configuration estivale. L’espace est redevenu lisible. Il n’y a plus cette masse de sable installée depuis le dragage du port.

Il y a aussi un signal pratique : la baignade a pu rouvrir d’abord près de l’école de voile, puis côté poste de secours après validation des analyses. La séquence est de remodeler, vérifier, puis rendre la plage à son usage normal. Et sur un front de mer comme celui-ci, c’est tout sauf un détail.

Au final, ce chantier raconte une plage qui a retrouvé une forme plus utile. Le monticule a disparu, les tronçons ont été repris l’un après l’autre, et la baignade a rouvert. Pour vous qui passez par là, la différence se mesure d’abord à l’œil, puis sous les pas.

Portrait de Isabelle Roux

Par Isabelle Roux

Isabelle Roux est rédactrice locale indépendante en région PACA. Depuis 2017, elle couvre l'actualité niçoise : politique locale, vie culturelle, gastronomie et patrimoine de la Côte d'Azur. Née à Nice, elle est attachée à la culture niçoise authentique — la socca, la pissaladière, le carnaval — et s'efforce de mettre en lumière les acteurs locaux qui façonnent le visage de la ville. Elle contribue également à des dossiers thématiques sur l'identité méditerranéenne.