225 kilomètres par la mer, 24 heures annoncées, et 28 athlètes au départ: l’édition 2026 du Crossing allait bien au-delà d’une simple sortie de prestige. Les 19 et 20 juin, le défi organisé par la Fondation Princesse Charlène a relié Viareggio, en Toscane, à Monaco à bord de waterbike.
Le décor ne suffisait pas à résumer l’événement. La vraie curiosité tenait dans la liste des engagés. Elle donnait la mesure d’une traversée pensée comme une épreuve d’endurance, mais aussi comme une vitrine de profils très différents.
Sept équipes de quatre, et déjà une idée claire du défi
Le format posé pour cette édition disait beaucoup. Les organisateurs annonçaient sept équipes de quatre, soit 28 sportifs, pour couvrir une distance de 225 kilomètres en 24 heures.
Avec de tels chiffres, la barre était haute. Ce type de traversée se racontait aussi par la densité du groupe aligné au départ.
Le principe restait limpide: une liaison entre la côte toscane et la Principauté, sur l’eau et à bord de waterbike. Pas de détour. Pas de folklore inutile.
Christopher Froome ouvre une liste qui attire l’œil
Le nom qui accroche d’abord, c’est Christopher Froome. Le Britannique était présenté comme quadruple vainqueur du Tour de France, et sa présence donnait une autre portée à la traversée.
Avec un casting pareil, l’épreuve cherchait plus qu’une présence symbolique. Elle allait chercher des têtes d’affiche capables, à elles seules, de raconter la difficulté du rendez-vous.
Qui figurait parmi les engagés les plus repérables ?
Autour de ce premier nom, plusieurs participants étaient annoncés: Carlos Takam, Veronika Larsson et Gustav Larsson. À eux seuls, ces profils suffisaient à montrer que le plateau n’était pas fermé à un seul univers sportif.
Le même constat valait pour Megan Monk et Cyrus Monk, eux aussi annoncés au départ. La feuille des engagés montrait une sélection construite pour faire parler du défi. Autant que de la traversée elle-même.
Un pilote, un apnéiste, et une affiche moins lisse qu’elle en a l’air
Deux autres noms ressortaient nettement dans cette liste: Francesco Castellacci, présenté comme pilote, et Pierre Frolla, identifié comme apnéiste. Là, la lecture change un peu.
Le groupe réunissait des profils associés à l’endurance, à la mer ou à la compétition de haut niveau. Et cette composition rendait le challenge plus crédible que mondain.
C’est même ce qui fait le sel de ce Crossing. Avec 28 engagés répartis en sept équipes, l’intérêt ne reposait pas sur une seule star. Il reposait sur la coexistence de trajectoires très différentes dans une même traversée.
Pourquoi cette liste comptait au-delà du simple coup de projecteur ?
Parce qu’un défi de 225 kilomètres ne pardonne pas l’approximation. Sans inventer ce que chacun a fait sur l’eau, cette sélection montrait une volonté simple. Donner du poids sportif à un rendez-vous porté par une fondation princière.
Le regard changeait. L’événement estampillé Monaco laissait aussi place à un plateau qui cherchait à donner du relief à l’épreuve elle-même.
Albert II et la princesse Charlène au départ, mais pas dans l’effort
Le vendredi 19 juin, le prince Albert II et la princesse Charlène étaient attendus sur la plage de Viareggio pour donner le coup d’envoi. Leur présence, en ouverture, plaçait le défi dans un cadre très visible.
Le point était clair: aucun des deux ne participait à la traversée. Il n’y avait pas de récit flou autour d’une implication symbolique devenue participation sportive.
Cette séparation entre le lancement officiel et l’effort des athlètes rendait l’ensemble plus net. D’un côté, l’impulsion institutionnelle; de l’autre, les sportifs chargés de relier la Toscane au littoral monégasque.
De la plage toscane au Larvotto, une traversée pensée d’un bout à l’autre
L’épreuve consistait à partir de Viareggio, en Toscane, pour rejoindre le Larvotto le lendemain. Il y avait donc un trajet annoncé en mer, un temps de course fixé à 24 heures, et une arrivée elle aussi posée sur une plage.
Ce cadre compte plus qu’il n’y paraît. Il donne au challenge une ligne simple à comprendre, presque visuelle: un départ officiel, une nuit de course, puis une arrivée sur le rivage monégasque.
Et sur ce genre d’épreuve, la clarté du parcours aide aussi à lire la liste des engagés. Les noms se replacent dans une traversée longue, exposée, et assez exigeante pour justifier un casting de cette tenue.
Au final, c’est bien la feuille des engagés qui racontait le mieux ce Crossing 2026. Entre Froome, Frolla, Castellacci et les autres, la traversée gardait une allure rare. Un événement princier au départ, oui, et une vraie épreuve sportive une fois le large pris, avec le Larvotto comme ligne d’horizon le lendemain.
